Le samedi 6 décembre dernier, une délégation de 200 membres de l’AFPC-Québec s’est jointe aux 2 000 personnes qui ont uni leurs voix pour manifester leur mécontentement et transmettre un message clair en faveur d'un gouvernement de coalition avec des propositions concrètes pour sortir de la crise actuelle, et ce, dans le respect du Québec.
Les dirigeants des trois plus grandes centrales syndicales du Québec, la FTQ, la CSN et la CSQ, avaient lancé cet appel en conférence de presse, qualifiant de « triste semaine pour la démocratie canadienne » le fait que la prorogation de la session parlementaire ait été obtenue par Stephen Harper.
Les dirigeants syndicaux ajoutent que les députés des trois partis politiques qui appuient la formation d’un gouvernement de coalition, soit le PLC, le NPD et le BQ, ont présenté un plan d’action proactif comportant des mesures exceptionnelles. « Pour la première fois, le Québec obtient une amélioration du régime d’assurance-emploi et de l’aide pour les travailleurs âgés. Il obtient des investissements pour soutenir les industries manufacturière et forestière, des mesures pour mieux protéger les rentes de retraite, le rétablissement des montants alloués à la culture et aux organismes à but non lucratif voués au développement économique, l’intensification des programmes d’infrastructure, de construction et de rénovation de logements », rappelle René Roy.
Dans cette optique, l’AFPC restera vigilante et mobilisée pour protéger les droits (grève des fonctionnaires, équité salariale, etc.) remis en question par le gouvernement Harper.